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aquitaine : L'université de bordeaux étudie la programmation urbaine des campus de proximités
L'Université de Bordeaux tient ses engagements en faveur d'un "développement harmonieux social, économique, culturel et environnemental". Début 2026, elle lance un appel d'offres pour une vaste étude urbaine de programmation sur trois sites aquitains : le campus d'Agen et ses deux pôles universitaires, le campus Périgord qui comprend l'institut Droit Économie de Périgueux, l'INSPE et un IUT, et enfin le campis Bastide (pôle universitaire des sciences de Gestion de Bordeaux).
À la clef, 2 à 3 scenarii par site à livrer à l'Université pour début septembre 2026 afin de permettre l'inscription des différents projets dans les budgets pour 2027. L'AMO recruté sur chaque site devra ensuite rédiger les pré-programmes et cahiers des charges des consultations urbaines et bâtimentaires, et aider au choix des concepteurs.
29 JUIN 2026
À Agen, deux campus enclavés à réunir ?
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Le campus Agen est divisé en deux pôles universitaires regroupant 1600 étudiant·es et 253 enseignant·s-chercheur·es. Ces derniers ne sont que ponctuellement présents sur le campus et sont donc amenés à faire la navette entre la métropole bordelaise et la commune d'Agen.
Le site Michel Serres accueille le département universitaire des sciences, deux départements de l'IUT et l'INSPE, ainsi que l'essentiel des services administratifs de l'Université. Excentré et enclavé entre zones d'activités et zones pavillonnaires, il dispose cependant de plus d'aménités que le second site (crous market, bibliothèque, espaces de détente pour les étudiants, etc.). Sa qualité d'usage est néanmoins amoindrie par les effets d'être "coupé en deux" par une voie communale, empêchant les étudiant·es de profiter des équipements de l'ensemble du campus.
Le campus du Pin, à l'inverse, jouit d'une situation privilégiée, à proximité immédiate du centre-ville d'Agen et de la gare SNCF, mais est en réalité enclavé entre faisceau ferroviaire, réseau viaire et canal en plus d'être marqué par des dénivelés importants. Malgré la présence d'une cafétéria du CROUS et d'une bibliothèque universitaire, ses usagers peuvent souffrir d'"un sentiment de délaissement".
L'Université attend de l'AMO une réflexion globale sur les mobilités, la mixité d'usage y compris hors période universitaire, et le désenclavement de ces deux sites. La création d'espaces "favorisant la vie de campus" est évoquée, ainsi que la mutualisation d'équipements. Cas particuliers de ce campus : une réflexion sur la réunification des deux sites au sein d'un même campus devra être étudiée.
Périgueux : un campus perché à rouvrir sur la Ville
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Créé en 2011, le campus Périgord accueille l'Institut Droit Économie de Périgueux, l'INSPE et l'IUT ainsi que, depuis 2021, l'IFMS du CH de périgueux et la première année de médecine PASS. Une halle technologique orientée agro-alimentaire est en passe d'être construite (Gayet Roger arch.). Ce sont environ 1600 étudiant·es et 140 enseignant·es qui, eux aussi, sont pour beaucoup amener à transiter entre la métropole et le centre-ville de Périgueux.
S'il est situé à 15 minutes à vélo de la gare SNCF, ce sont 150m de dénivelés qui séparent le site du centre de la commune et l'amènent à être paradoxalement considéré comme excentré. Le site lui-même est marqué par six niveaux d'élévation différents. En sus, le campus Périgord a tendance à refermer son site et à fonctionner davantage en autonomie qu'en ouverture sur la ville. Les équipements départementaux qui jouxtent le campus ne sont ainsi que très peu investis par les étudiants.
Là-aussi, l'AMO devra étudier des problématiques transverses ; la prise en compte et l'atténuation du dénivelé sera centrale dans le schéma des mobilités.
Le campus Bastide, pièce stratégique du renouveau de la rive droite ?
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Le campus de proximité Bastide est, lui, inclus dans l'aire urbaine bordelaise, au sein de la ZAC « cœur de Bastide », géographiquement très proche du centre de Bordeaux bien que tenu physiquement éloigné par la Garonne. On y trouve le PUSG (Pôle Universitaire des sciences de Bordeaux) et trois départements de l'IUT, soient environ 1 200 étudiant·es est près de 200 personnels au sein d'un seul bâtiment bien inséré dans la ville. Les usagers souffrent cependant d'une vie de campus maigre, liée au déficit d'équipements et au manque d'interactions avec le campus principal et le centre-ville.
L'Université décrit ce site comme « une pièce stratégique du renouvellement urbain sur la rive droite ». La transformation du quartier Bastide crée « un potentiel de synergies (implantation d’autres établissements, équipements culturels, logements étudiants, commerces…) qui peuvent renforcer l’attractivité du campus et sa connexion au quartier. ». Elle décrit en sus la présence d'une bande foncière accolée au PUSG, porteuse d'une potentialité d'aménagement.
Des opérations profondément concertées
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On note l'attachement de l'Université de Bordeaux à travailler avec son territoire : pour chaque site, ce sont pléthore d'acteurs qui sont à impliquer par les équipes de l'étude ; au delà des acteurs de l'Université et du CROUS, sont mentionnés les services de mobilités, les directions de l'aménagement et des services de chaque communes, les directions des sports et des bibliothèques de Dordogne (pour Périgueux), et même la direction de l'EHPAD voisin du campus Bastide.
Chaque équipe aura en outre à sa charge une mission de concertation publique, qui aidera la maîtrise d'ouvrage à arbitrer sur le meilleur scénario pour chaque site.